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Titre original : The Summer without Men Picador / Henry Holt and Company, LLC, New York Siri Hustvedt, 2011. Éditions Actes Sud, 2011, pour la traduction Leméac Éditeur 2011, pour la publication en À vue d'œil, 2011, pour la présente édition. déconcerté, hein ? JERRY (Cary Grant) : M-hm. Toi pas ? LUCY : Non. JERRY : Eh bien, tu devrais, parce que tu te trompes si tu crois que les choses sont différentes parce qu’elles ne sont plus les mêmes. Les choses sont différentes, sauf que c’est d’une manière différente. Tu es toujours la même, seulement moi j’ai été idiot. Eh bien, je ne le suis plus main-tenant. Alors, puisque je suis différent, ne crois-tu pas que les choses pourraient redevenir les mêmes ? Seulement un peu différentes. Cette sacrée vérité (The Awful Truth) Quelque temps après qu’il eut prononcé le mot pause, je devins folle et atterris à l’hôpital. Il n’avait pas dit : Je ne veux plus jamais te revoir, ni : C’est fini mais, après trente années de mariage, pause suffit à faire de moi une folle furieuse dont les pensées explosaient, ricochaient et s’entre-choquaient comme des grains de popcorn dans un four à micro-ondes. J’étais arrivée à cette lamentable constatation alors que je gisais sur mon lit dans l’aile sud, si alourdie par le Haldol que bouger m’était odieux. Les cruelles voix rythmées s’étaient adoucies, mais elles n’avaient pas disparu et lorsque je fermais les yeux je voyais des personnages de dessin animé courir à toute vitesse sur des collines roses et disparaître dans des forêts bleues. À la fin, le Dr P. posa son diagnostic : je souffrais d’une “crise psychoti-que”, appelée parfois “bouffée délirante”, ce qui signifie que vous êtes réellement fou mais pas pour longtemps. Si cela dure pendant plus d’un mois, une autre appellation s’impose. Il semble qu’il y ait souvent un déclencheur – dans le parler psychiatrique, un “stresseur” – à l’origine de ce genre d’affection. Dans mon cas, c’était Boris, ou plutôt l’absence de Boris, le fait que Boris s’accordât une pause. On me tint enfermée pendant une semaine et demie, et puis on me laissa sortir. Je continuai à fréquenter le service en externe pendant quelque temps, jusqu’à ce que je trouve Dr S., sa voix basse et musicale, son sourire réservé et son oreille poétique. Elle me fut d’un grand soutien – et l’est encore, à vrai dire. Je n’aime pas me souvenir de la folle. J’ai honte d’elle. Longtemps, j’ai refusé de lire ce qu’elle avait écrit dans un cahier noir et blanc au cours de son hospitalisation. Je savais ce qui était griffonné sur la couverture d’une écriture qui ne ressemblait en rien à la mienne, Tessons de cer-veau, mais je ne voulais pas l’ouvrir. J’avais peur d’elle, vous comprenez. Quand Daisy, ma gran-de fille, vint me rendre visite, elle dissimula son malaise. Je ne sais pas exactement ce qu’elle voyait, mais je peux le deviner : une femme éma-ciée à force de ne pas manger, encore désorien-tée, le corps ankylosé par les médicaments, une créature incapable de réagir convenablement aux propos de sa fille, incapable d’étreindre son enfant. Et puis, lorsqu’elle sortit, je l’entendis confier à l’infirmière, dans un gémissement où résonnait comme un sanglot dans la gorge : “C’est comme si ce n’était pas ma mère.” J’étais en plein désarroi, alors, mais aujourd’hui le souvenir de cette phrase m’est une souffrance atroce. Je m’en veux. La Pause était française, elle avait des che- veux châtains plats mais brillants, des seins éloquents qui étaient authentiques, pas fabriqués, d’étroites lunettes rectangulaires et une belle intelligence. Elle était jeune, bien entendu, de vingt ans plus jeune que moi, et j’ai dans l’idée que Boris avait convoité quelque temps sa collè-gue avant de donner l’assaut à ses régions élo-quentes. Je me suis représenté la chose à de multiples reprises. Boris, avec ses mèches blan-ches comme neige qui lui tombent sur le front, empoignant la poitrine de ladite Pause à proxi-mité des cages de rats génétiquement modifiés. Je vois toujours cela dans le labo, bien que ce soit sans doute faux. Ils s’y trouvaient rarement seuls tous les deux, et “l’équipe” n’aurait su ignorer la mêlée bruyante à deux pas. Peut-être trouvèrent-ils refuge dans un box des toilettes, où mon Boris aurait défoncé sa scientifique de collègue, les yeux chavirant dans leurs orbites à l’approche de l’explosion. Je connaissais tout cela. J’avais vu ses yeux chavirer des milliers de fois. La banalité de l’histoire – le fait qu’elle soit répétée chaque jour ad nauseam par des hommes qui, s’aperce-vant tout à coup ou petit à petit que ce qui EST pourrait NE PAS ETRE, font dès lors en sorte de se libérer des femmes vieillissantes qui ont, pendant des années, pris soin d’eux et de leurs enfants – n’amortit pas le chagrin, la jalousie et l’humi-liation qui s’emparent des abandonnées. Femmes bafouées. Je geignis, je criai, je frappai le mur de mes poings. Je lui fis peur. Il lui fallait la paix, la liberté de s’en aller de son côté en compagnie de la neurologue de ses rêves, cette scientifique bien élevée, une femme avec laquelle il n’avait en commun ni passé, ni douleurs pesantes, ni chagrin, ni aucun conflit. Et pourtant il disait pause, pas fin, laissant ainsi le récit ouvert, au cas où il changerait d’avis. Une cruelle fêlure d’espoir. Boris, le Mur. Boris, qui ne crie jamais. Boris hochant la tête sur le canapé, l’air déconfit. Boris, l’homme aux rats qui avait épousé une poétesse en 1979. Boris, pourquoi m’as-tu quittée ? Il me fallait partir de l’appartement, car y rester était trop douloureux. Les pièces et leur mobilier, les bruits de la rue, la lumière qui entrait dans mon bureau, les brosses à dents dans leur petit support, le placard de la chambre à coucher avec sa poignée manquante, chacune de ces choses était devenue comme un os douloureux, une jointure, une côte ou une vertèbre dans une anatomie articulée de souvenirs partagés ; chaque objet familier, chargé des significations accu-mulées au fil du temps, semblait peser dans mon corps, et je découvrais que je ne pouvais pas les supporter. Je quittai donc Brooklyn pour aller passer l’été chez moi, dans le trou perdu au cœur de ce qui était autrefois la prairie du Minnesota où j’avais vécu mon enfance. Le Dr S. n’était pas contre. Nous aurions des rendez-vous télépho-niques hebdomadaires, sauf au mois d’août, quand elle prendrait ses vacances habituelles. L’université avait fait preuve de “compréhension” concernant mon effondrement, et je reprendrais mes cours en septembre. Ce serait la béance entre Hiver de folie et Automne de raison, un creux vide d’événements, à remplir de poèmes. Je consacrerais du temps à ma mère et mettrais des fleurs sur la tombe de mon père. Ma sœur et Daisy viendraient me voir, et on m’avait chargée d’enseigner la poésie aux jeunes dans le cadre du Cercle artistique local. “Lauréate d’un prix littéraire, une enfant du pays propose un atelier de poésie”, titra le Bonden News. Le prix de poésie Doris P. Zimmer est une obscure récompense qui m’était tombée du ciel, un prix décerné exclusivement à une femme dont l’œuvre s’inscrit dans la catégorie “expérimentale”. J’avais volontiers accepté ce douteux honneur et le chèque qui l’accompagnait, mais non sans quelques réserves personnelles, avant de m’aper-cevoir que N’IMPORTE QUEL PRIX vaut mieux que pas de prix du tout, que le terme de “lauréate” offre au poète vivant dans un monde où l’on ignore tout de la poésie un lustre précieux, en dépit de son caractère purement décoratif. Ainsi que l’a dit un jour John Ashbery, “être un poète célèbre n’est pas la même chose qu’être célèbre”. Et je ne suis pas un poète célèbre. Je louai une petite maison à la limite de la ville, non loin de l’appartement où habitait ma mère dans un bâtiment exclusivement réservé aux personnes âgées et très âgées. Ma mère vivait dans le quartier des “autonomes”. Malgré l’ar-throse et diverses autres affections, y compris d’éventuelles poussées d’une dangereuse hyper-tension, elle était d’une activité et d’une clarté d’esprit remarquables pour ses quatre-vingt-sept ans. L’établissement comprenait deux autres quartiers distincts – un pour les personnes qui avaient besoin d’aide, dit “vie assistée”, et, en bout de ligne, le “centre de soins”. Mon père était mort là six ans auparavant et, bien que j’eusse un jour éprouvé la tentation d’y revenir pour revoir l’endroit, à peine en avais-je franchi l’entrée que je fis demi-tour, fuyant le fantôme paternel. “Je n’ai parlé à personne ici de ton séjour à l’hôpital”, dit ma mère d’une voix anxieuse, son regard vert et intense soutenant le mien. “Per-sonne n’a besoin de savoir.” J’oublierai la goutte d’Angoisse Qui maintenant me brûle – qui maintenant me brûle Emily Dickinson. N° 193 à la rescousse. Vers et expressions m’ont voleté dans la tête tout l’été durant. “Si une pensée sans penseur se présente, a dit Wilfred Bion, il se peut que ce soit une «pensée égarée», ou ce pourrait être une pensée portant le nom et l’adresse du proprié- taire, ou encore une «pensée sauvage». La ques-tion, si une telle chose se présentait, serait de savoir qu’en faire.”

Source: http://www.avuedoeil.fr/avo3/imagelivres/AVUE/Un%20ete%20sans%20les%20hommes.pdf

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